Les amis du Patrimoine de Masle

14, place de l'Eglise - Mâle

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19 avril 2024, Assemblée Générale des Amis du Patrimoine de Mâle

 

Une belle assistance bien attentive !

 

 

 

Exposé très intéressant et très documenté de Jean Chauvin

sur les Vitraux du Perche

 

MÂLE

Eglise Saint-Martin

Notices sur les vitraux

 

 

v   Chœur

 

®      Baie 01 (nord) géminée trilobée surmontée d’un tympan ajouré avec soufflet central entouré de 2 mouchettes.

Chaque lancette, de type « archéologique » est constituée d’un médaillon sur un fond ornemental en « cages à mouches ». La vignette de gauche représente « Saint François Régis » en habit sacerdotal, celle de droite « Saint Georges » terrassant un dragon. Le soufflet est ornementé de motifs floraux entourant le monogramme du Christ.

Chaque lancette est ornée à sa base par un blason. Celui de gauche est au centre de la signature « ECHIVARD / LE MANS ».

 

®      Baie 02 (sud) géminée trilobée surmontée d’un tympan ajouré avec soufflet central entouré de 2 mouchettes.

Chaque lancette, de type « archéologique » est constituée d’un médaillon sur un fond ornemental en « cages à mouches ». La vignette de gauche représente « Saint-Albert le Grand » en habit d’évêque, celle de droite « Saint-Augustin » travaillant et illuminé par la « prédestination ». Le soufflet est ornementé de motifs floraux entourant le monogramme marial.

Chaque lancette est ornée à sa base par un blason. Celui de gauche est au centre de la signature « ECHIVARD / LE MANS ».

 

v   Transept

 

®      Baie 03 (nord) géminée trilobée surmonté d’un tympan ajouré de deux mouchettes tête-bêche et deux mouchettes latérales.

Chaque lancette, de type « archéologique » est constituée d’un médaillon sur un fond ornemental en « cages à mouches ». La vignette de gauche représente une représentation de l’Annonciation, celle de droite une représentation de la Visitation. Le tympan est orné de motifs décoratifs en « cage à mouche ».

Le vitrail n’est ni signé, ni daté. La facture est caractéristique du travail effectué par la Fabrique de Vitraux du Carmel du Mans à la fin du XIXe siècle Les éléments floraux stylisés et la présence d’un autre vitrail signé peuvent laisser qu’il s’agisse du travail de Ferdinand Hucher dans la période 1890-1903. Albert Echivard était alors son collaborateur.

 

®      Baie 04 (sud) géminée trilobée surmonté d’un tympan ajouré de deux mouchettes tête-bêche et deux mouchettes latérales.

Chaque lancette, de type « archéologique », est constituée d’un médaillon sur un fond ornemental en « cages à mouches ». La vignette de gauche représente

Chacune des lancettes contient  « un grand personnage ». A gauche une reine ( ?) tenant une croix en forme de Tau (Sainte-Marguerite ?), et à droite un Pape. A l’exception des visages soigneusement portraiturés les formes sont assez grossières.

Le médaillon de gauche est daté et signé : " 1870 A. DEBALLE à NOGENT LE ROTROU".

 

v   Nef

 

®      Baie 05 (nord) géminée trilobée surmontée d’un tympan ajouré avec soufflet central entouré de 2 mouchettes.

L’ensemble du vitrail est ornemental avec des motifs géométriques en croix et des motifs en « cage à mouche ».

Le style s’apparente beaucoup au décor du vitrail de la baie 03 que nous avons attribué à Ferdinand Hucher

 

®      Baie 06 (sud) géminée trilobée surmonté d’un tympan ajouré de deux mouchettes tête-bêche et deux mouchettes latérales.

L’ornementation de ce vitrail est identique au vitrail de la baie 05.

 

®      Baie 07 (nord) en arc en plein cintre incluant une lancette trilobée.

C’est une représentation de Claire d’Assise, vêtue de la bure franciscaine avec la cordelette à trois nœuds. Patronne des aveugles elle porte une lanterne, métaphore lumineuse de l’ostensoir eucharistique. Il forme un vis-à-vis avec le vitrail de la baie 08.

Le vitrail est signé et daté : « LOIRE / CHARTRES / 1948 »

 

Baie 08 (sud) en arc en plein cintre incluant une lancette représentant Saint-François d’Assise prêchant aux oiseaux. Il forme un vis-à-vis avec le vitrail de la baie 07.

Le vitrail n’est ni signé, ni daté, mais il est de la facture de Gabriel Loire et peut être daté de 1948.

 

®      Baie 10 (sud) en arc en plein cintre. Le vitrail est présenté comme le symbole du partage (manteau de Saint-Martin). Le carton est de Chantal Giraud, peintre et architecte à Manosque, et le vitrail a été réalisé par les Ateliers Loire de Chartres en 2000. Une notice explicative accompagne la baie.

 

®      Baie 100 (porche ouest) en arc brisé.

 

Le vitrail , de type « grand personnage », représente Saint-Martin en habit d’évêque, avec l’inscription « SANCTUS MARTINUS ».

                Le vitrail est signé « F HUCHER / LE MANS » mais non daté.

 

 

Notices sur les maîtres-verriers

 

v   ALFRED DEBALLE (1836-1903)

Il est né à Paris mais a vécu son enfance à La Loupe, puis à Brou où son père, veuf, était hôtelier. Vers 1856 il est employé par la Compagnie du chemin de fer Victor-Emmanuel à Chambéry. Il voyage en Italie de 1863 à 1866 et se forme au dessin et à la peinture.

Il revient à Brou, puis est employé à Chartres aux Ateliers de Nicolas Lorin et à Dreux chez Moullins. Vers 1868 il s’établit à Nogent-le-Rotrou comme professeur de dessin et peintre-verrier. Il réalise un certain nombre de vitraux dans la région.

En 1876 il devient professeur de dessin à Châteauroux puis à Bourges où il finit par occuper des fonctions importantes au sein des Sociétés savantes locales et au Musée de la ville . Il y meurt en 1903.

 

Autres vitraux répertoriés dans les églises du Perche :

·      Outre le vitrail de l’ église Saint-Martin à Mâle, j’ai répertorié 1 vitrail dans l’église Saint-Aubin à Coudreceau, signé et daté de 1873. En 1971 le Petit Nogentais rapporte que le petit-fils d’Alfred Deballe signale que celui-ci serait l’auteur de 4 baies (09, 11, 15 et 17) du bas-côté nord de l’église Saint-Hilaire de Nogent-le-Rotrou. Le vitrail de la baie 17 est signé « B CAMPIN /CHARTRES » et daté de 1947. Toutefois ces vitraux ne sont pas du tout dans la facture de Bernard Campin qui n’en fût, peut-être, que le restaurateur.

 

 

v   FERDINAND HUCHER (1850-1903)

Il est le fils d’Eugène Hucher (1814-1889), vitrailliste, numismate, membres des Sociétés savantes du Mans et directeur de son Musée. Eugène Hucher fait partie du cercle des personnalités qui ont travaillé au renouveau du vitrail au XIXE siècle en France. En 1880, après de multiples péripéties Eugène Hucher achète la Fabrique de Vitraux du Carmel du Mans, entreprise prestigieuse qu’il a contribué à créer en 1850 et avec laquelle il n’a pratiquement pas cesser de collaborer.

Ferdinand Hucher est associé à l’entreprise, puis, à partir de 1883, en devient progressivement le principal responsable du fait de la santé déclinante de son père.

En 1889, il hérite de la fabrique sans pouvoir grader la référence au Carmel du Mans. C’est une période difficile pour l’entreprise d’autant que, selon certaines sources, Ferdinand Hucher était plus attiré par l’aspect artistique de la fabrication de vitraux que par sa gestion.

Il meurt en 1903, célibataire et sans héritier. L’entreprise disparaît.

 

Autres vitraux répertoriés dans les églises du Perche :

·      Dancé (Saint-Jouin) ; 1 vitrail vers 1888

·      Saint-Agnan-sur-Erre (St Aignan) : 2 vitraux vers 1889

·      Authon-du-Perche (Saint-André) : 1 vitrail vers 1890

·      Saint-Pierre-la-Bruyère (Saint-Pierre) : 2 vitraux en 1890

·      Trizay-Coutretot (Saint-Martin) : 6 vitraux en 1891

·      La Bazoche-Gouët (Saint-Jean-Baptiste) : 4 vitraux en 1893

·      Bretoncelles (Saint-Pierre) : 4 vitraux en 1896

·      Le Theil-sur-Huisne (Notre-Dame de l’Assomption) : 11 vitraux en 1896

·      Mâle (Saint-Martin) : 2 vitraux vers 1900

·      Ceton (Saint-Pierre-les-Liens) : 2 vitraux en 1902

 

v   ALBERT ECHIVARD (1866-1939)

Albert Echivard a été formé, sur le tas, au sein de la Fabrique de Vitraux du Carmel du Mans. Il est devenu le principal collaborateur de Ferdinand Hucher et en 1903, au décès de ce dernier, il fonde son propre atelier de peinture sur verre au Mans. Son entreprise, qui fabrique de nombreux vitraux civils pour les particuliers, connaît une belle notoriété. Son fils, Maxime, suit des études prometteuses à l’Ecole nationale des Arts décoratifs où il obtient de remarquables distinctions, mais il est tué dès les premiers combats de 1914. Dès lors, Albert Echivard ne fera plus que se consacrer à la mémoire de ce fils disparu.

 

Autres vitraux répertoriés dans les églises du Perche :

·      Préaux-du-Perche (Saint-Germain) : 4 vitraux (dont un signé Maxime Echivard) en 1904 et 1910

·      Chapelle de Clémencé à Saint-Cyr-la-Rosière : 1 vitrail vers 1905

·      Saint-Jean-la-Forêt : les 10 vitraux de l’église en 1910

·      Nocé (Saint-Martin) : 4 vitraux « commémoratifs » en 1918

 

 

 

v   GABRIEL LOIRE (1904-1996)

Gabriel Loire est originaire de l’Anjou. Après quelques hésitations sur son orientation universitaire, sa passion pour le dessin le conduit à l’Ecole des Beaux-Arts. Sur un échafaudage de la cathédrale d’Angers, il devient ami du maître verrier Georges Merklen qui le guide pour faire sa thèse obtenue en 1924. Malheureusement Georges Merklen décède brutalement en 1926 et le jeune Gabriel vient à Chartres travailler aux Ateliers Lorin. En 1927 il épouse Françoise Breault, nièce de Charles Lorin et accepte de de venir l’associé de l’Atelier. Curieux de toutes les innovations, esthétiques et techniques, de l’époque, Gabriel Loire se lasse des productions académiques de Charles Lorin et, en 1936, il décide de s’en aller en signant une convention qui lui interdisait de faire du vitrail pendant dix ans.

Le 1er avril 1946, libéré de la contrainte conventionnelle, il sillonne les campagnes de Normandie ravagée par la guerre, pour trouver des commandes. La conjoncture est favorable et il a la chance de rapidement trouver des commandes très importantes pour lesquelles il peut développer ses idées et exprimer sa créativité et son talent, notamment avec l’utilisation de la technique de la dalle de verre. Il rencontre rapidement un grand succès, en France, comme à l’étranger.

Au cours de années 70 il associe son fils, Jacques (1932-2021), à son travail, comme celui-ci associera ses enfants (Bruno et Hervé) à la pérennité de l’Atelier qui demeure, après le décès de Gabriel en 1996 et celui de Jacques, une référence majeure de la vie artistique de Chartres et de toute la France.

 

Autres vitraux répertoriés dans les églises du Perche :

Ø Gabriel Loire :

·      Mâle (Saint-Martin) : 2 vitraux en 1946

·      Saint-Maurice-sur-Huisne (Saint-Maurice) : 7 vitraux en 1947

·      Verrières (Saint-Ouen) : 10 vitraux en 1947

·      La Mancelière (Notre-Dame) : 6 vitraux en 1964

 

Ø Jacques Loire :

·      Nogent-le-Rotrou : Chapelle de l’Hôpital (1 vitrail en 1955)

                                         Notre-Dame (6 vitraux en 1956)

 

Ø Hervé Loire :

·      Chassant (Saint-Lubin) : 1 vitrail en 1994

 

Ø Atelier Loire :

·      Mâle (Saint-Martin) :cf. ci-dessus

 

 

 

 

100 - F HUCHER

 

 

 

 

 

 01 - ECHIVARD

 

 

 

 

       

 

01 - ECHIVARD SIGNATURE

 

 

 

 

   

 

02 - ECHIVARD

 

 

 

 

    

 

02 - ECHIVARD SIGNATURE

 

 

 

 

                 

03 - F HUCHER

 

 

                  

04 - DEBALLE - 1870

 

 

                 

04 - DEBALLE - 1870 SIGNATURE

 

 

              

05 - ND - NS

 

 

               

06 - ND - NS

 

 

              

07 - LOIRE - 1948

 

 

              

07 - LOIRE - 1948 - SIGNATURE

 

 

             

08 - LOIRE - 1948

 

 

          

10 - CHANTAL GIRAUD - AT...

 

 

           

 

 

 

 

 

 

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